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Oct 03

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191950mai40 Prévenu Battice que le bloc C2 est explosé après occupation par l’ennemi.

Ce message signalé dans le carnet de campagne mettait fin à un des combats autour du C2

Les dommages suite à ce moment fort, nécessitent toujours l’intervention de nos membres pour sécuriser les lieux

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Voici un petit plan pour mieux situer les incidents

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Collection A Schroeder

Extrait journal de campagne collationné par Claude Henrion:

14H55   Tentative d’escalade par échelles dans les fossés II et III vers C2.
                Tir des casemates avec 47, MI et FM. B1 tire 100 boites à balles.
                Assaut de toute part, C’est le 22° assaut depuis le début du siège
L’ennemi est repoussé.
 Témoignage du Lt. Luyssen :

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Après un violent bombardement, l’ennemi se lance à l’assaut de toute part, l’infanterie ennemie attaque avec un entrain incroyable qui force l’admiration, l’ennemi arrive jusqu’aux fossés, tout l’armement est en action. Le tir du fort fait des ravages, à peine un assaut est-il repoussé qu’un autre recommence, ceci à 21 reprises.
Au total durant le siège, le fort subira 24 assauts d’infanterie.
Les allemands attaquent en rangs serrés, torses nus, armes au poing et grenades aux bottes, il en tombe à n’en plus finir, d’autres les remplacent.
Des camions avec drapeaux blancs viennent les ramasser, ils reviennent
à l’assaut en vue de s’approcher des fossés, l’ennemi est chaque fois repoussé avec des pertes énormes .

14H56

Bloc C2 est éventré, coups percent le local du phare et explosent dans la casemate tuant le soldat Straetmans et blessant grièvement le brigadier Denis.

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Le Soldat Jean DENIS

          Le Soldat Jean DENIS

 

 

 Deux coups d ‘embrasure sur le 47.
Témoignage du Mdl. Lorent Jean, chef du C2 avec le Mdl. Bertholet :
 Tirs très volent de l’ennemi sur le fort et le C2, un soldat du coffre MI (front II, III) à signalé des ennemis descendus dans le fossé et passant le long du mur du C2, probablement descendus dans l’angle formant C2 et contre-escarpe.
J’ai demandé au bureau de tir de renouveler les tirs d’appui qu’il m’avait donné auparavant, le Cdt. m’a répondu que ce n’était pas possible à ce moment.
 Toutes les armes du front II, III étaient en action.
  Une explosion c’est alors produite dans chacune des quatre embrasures.
  Le soldat Straetmans à été tué au FM et le brigadier Denis mortellement blessé par le souffle au canon de 47, je ne me souviens pas si le canon a été refoulé dans la casemate
  Le bâtiment était rempli de poussières, de fumées et de débris, les portes étaient démolies, nous avons évacué le bloc.
Au moment où je descendais l’escalier, j’ai rencontré le lieutenant Luyssen et le Mdl. Dechesne qui montaient et venaient voir ce qui se passait au bloc.
                        Je suis remonté peu de temps après et ai rencontré dans l’escalier le Lt. Luyssen qui descendait Denis en le portant, j’ai demandé si on ne pouvait pas enlever Straetmans, le Mdl Duchesne m’a dit que c’était inutile, qu’il était mort, de plus c’était trop dangereux à cause des tirs ennemis sur le bloc.
                        Suite 14H56 :

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Au bureau de tir le Cdt. m’a donné l’ordre de réoccuper mon bâtiment, je suis allé avec un homme au pied du puit où se trouvaient le LT. Modave et le LT. Luyssen
 Des déflagrations se produisaient toujours dans le bloc, le Lt. Luyssen à fait commencer la mise en place d’un barrage de poutrelles dans le sas de la galerie et après avoir consulté le Cdt, a décidé d’abandonner le C2.
 Les charges de TNT ont été placées et le Lt. Modave m’a envoyé à la caserne, le brigadier Denis est mort le lendemain à l’infirmerie
 Hollart Joseph, servant du FM et également du 47 faisait partie de l’équipe de repos lors de l’attaque de C2.
                                   Témoignage du Lt. Luyssen, officier de tir :
 Le Cdt. m’a envoyé au bloc, au pied de l’escalier j’ai rencontré l’équipe du C2 commandée par le Mdl. Lorent.

Je lui ai demandé qui lui avait permis de quitter son ouvrage, il a répondu que des explosions s’étaient produites dans sa casemate.

Je lui ai demandé s’il avait son personnel au complet, il a compté et a constaté deux manquants. Je lui ai demandé s’ils étaient morts ou blessés, il m’a répondu qu’il n’en savait rien.

Voulant donc leur montrer l’exemple, je leur ai dit que j’irais voir seul puisque eux étaient trop timides !

Un soldat milicien m’a dit que j’avais raison et qu’il me suivrait.

Arrivé en haut de l’escalier, j’ai trouvé le brigadier Denis allongé immobile sur le palier, comme il avait toute sa connaissance, je lui ai demandé pourquoi il restait là !

Il me répondit qu’il ne savait plus bouger, après m’être assuré qu’il n’avait aucun membre brisé, je suis allé voir dans la casemate du 47.

Le canon avait été expulsé de son alvéole et était couché sur le flanc, le corps du soldat Straetman se trouvait derrière le canon et avait le crâne défoncé.

Des détonations continuaient autour du bloc, jugeant qu’il était inutile de rester là étant donné que je savais ce qu’étaient devenus les deux manquants, je reviens vers Denis et demandai au soldat qui m’avait accompagné de hisser le brigadier sur mon dos.

Arrivé au bas de la cage de la casemate, j’ai remis le blessé aux mains de l’infirmier qui était accouru.

Au moment où nous sortons du sas d’entrée du puit de la casemate, une formidable explosion retentit nous entourant d’un épais nuage de poussières.

Je refermai précipitamment la porte du sas et du arrêter le nouveau mouvement de panique qui se produisait dans l’équipe du C2.

Ne sachant pas ce qui s’était passé de l’autre côté du sas, j’ordonnai à tout hasard le port du masque. Après avoir ouvert la porte du sas, le nuage de poussières s’était déjà fortement dilué, ce qui nous permit de voir l’enfilade du couloir B2-C2.

J’ai appris par la suite que c’était le mur de contre-escarpe qui avait été touché par une bombe, le mur s’était abattu devant B2.

 

 

Suite 14H56 :

Je rendis compte au Cdt. qui décida que le coffre de contre-escarpe C2 n’avait plus de raisons d’être vu que son armement était démoli, il ordonna sa destruction par sautage au Mdl. Idon.

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La violence du souffle!

 

Propos informels du Cdt D’Ardenne :

Embrasure du phare malmenée par coups répétitifs de 88mm, lunette du canon  emportée, les coups suivant refoulent le canon dans la casemate tuant un servant, le tir ennemi continue et les coups explosent dans la casemate, ensuite des grenades sont lancées et explosent dans la casemate, le blessé est évacué, l’ennemi occupe le bloc avant l’explosion de celui-ci. Le bloc saute, la voûte est fendue jusque dans le sas, l’explosion ne s’est pas ressentie dans la caserne.

Le bloc B3 observe des fumées sortant du C2 suite à l’explosion, le manque de flanquement du C2 permet à l’ennemi de prendre pied sur le massif.

 

En 1946, des anciens de Battice trouvent des ossements lors du dégagement du puits du C2, ces ossements appartenaient à plusieurs personnes, donc les allemands étaient dans le bloc, il est probable que les tués et blessés dans la casemate au dessus de l’effondrement ont été récupérés par l’ennemi, plusieurs objets des deux camps ont été récupérés sous l’effondrement. Le FM de droite, la carabine du soldat Straetmans, des obus de 47mm et divers objets ont été récupérés dans cette casemate et sont exposés au musée, le FM était cassé et refoulé dans la casemate, le canon du FM était toujours dans l’embrasure.

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Les lieux sont à présent sécurisés par nos membres

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Témoignage informel du Cdt d’Ardenne :

Avant que le canon du C2 ne soit refoulé dans la casemate, une bombe a explosé devant le bloc, j’ignore si elle est la cause du désastre.

Après l’assaut de 14H55 l’artillerie ouvre le feu, coups direct de 88 sur phare et 47 qui est refoulé, médecin Maréchal, infirmier et abbé Boulanger (Waterloos ?) aident à descendre les victimes.

Explosions se succèdent dans la casemate, le Lt. Modave fait évacuer pendant que le Lt. Luyssen défend le trou béant du 47 à la grenade.

Les allemands attaquent le bloc à la grenade et au lance-flammes, les défenseurs sont en bas de l’escalier et entendent les allemands descendre les marches, 280 kilos d’explosifs font sauter le bloc.

Après destruction du C2, trois divisions attaquent les fossés, une autre attaque les entrées et le massif qui est occupé par l’ennemi.

Les coupoles sont attaquées par mines et lance-flammes.

Battice intervient, 600 survivants allemands se retirent.

 

Un autre écrit du Cdt. stipule que le Lt. Luyssen retient les allemands à la grenade avant de descendre Denis, durant cette période le docteur Maréchal constate la mort de Straetmans, colonne vertébrale sectionnée.

Il est précisé que la casemate a reçu un coup de plein fouet dans l’embrasure du phare.

Le Lt. Modave entend les allemands descendre l’escalier avant que le bloc ne saute.

Un témoignage inconnu fait au Cdt. dit que lors des fouilles il a été prouvé que les allemands n’étaient pas entrés, ce qui est contredit par plusieurs autres versions, ce témoignage est probablement d’origine allemande.

 

Le commandant précise :

Peu après la chute du bloc un assaut a été lancé sur le massif, Battice tire à contre-batterie mais l’ennemi déplace ses pièces, nombreux appels à l’aide à Battice dans l’après-midi, il tire de toutes ses coupoles sur Neufchâteau (120 et 75), 500 obus seront tirés, vers 19HOO seule une pièce de 75 de Battice peut encore couvrir Neufchâteau.

Le commandant ajoute que le lieutenant Luyssen malgré l’attaque du C2 au lance-flamme et grenades, défend l’ouverture béante à la grenade, après son évacuation, le bloc sera occupé par l’ennemi.

Une tentative de reprendre le bloc faite par le lieutenant Modave se soldera par un échec, l’ennemi occupant la casemate et contrôlant l’escalier.

Après destruction de ce bloc, l’ennemi attaque de partout, défenses bloquées par lance-flammes, cloches aveuglées, appel à Battice qui tire sur le fort forçant l’ennemi à se retirer.

Le compte rendu de cette attaque a été relaté dans le « kriegstelle n° 4 »

 

 

 

 

 

Témoignage du Mdl. Lorent Jean, chef du C2 avec le Mdl. Bertholet :

Tirs très volent de l’ennemi sur le fort et le C2, un soldat du coffre MI (front II, III) à signalé des ennemis descendus dans le fossé et passant le long du mur du C2, probablement descendus dans l’angle formant C2 et contre-escarpe.

J’ai demandé au bureau de tir de renouveler les tirs d’appui qu’il m’avait donné auparavant, le Cdt. m’a répondu que ce n’était pas possible à ce moment.

Toutes les armes du front II, III étaient en action.

Une explosion c’est alors produite dans chacune des quatre embrasures.

Le soldat Straetmans à été tué au FM et le brigadier Denis mortellement blessé par le souffle au canon de 47, je ne me souviens pas si le canon a été refoulé dans la casemate.

Le bâtiment était rempli de poussières, de fumées et de débris, les portes étaient démolies, nous avons évacué le bloc.

Au moment où je descendais l’escalier, j’ai rencontré le lieutenant Luyssen et le Mdl. Dechesne qui montaient et venaient voir ce qui se passait au bloc.

Je suis remonté peu de temps après et ai rencontré dans l’escalier le Lt. Luyssen qui descendait Denis en le portant, j’ai demandé si on ne pouvait pas enlever Straetmans, le Mdl Duchesne m’a dit que c’était inutile, qu’il était mort, de plus c’était trop dangereux à cause des tirs ennemis sur le bloc.

Suite 14H56 :

Au bureau de tir le Cdt. m’a donné l’ordre de réoccuper mon bâtiment, je suis allé avec un homme au pied du puit où se trouvaient le LT. Modave et le LT. Luyssen.

Des déflagrations se produisaient toujours dans le bloc, le Lt. Luyssen à fait commencer la mise en place d’un barrage de poutrelles dans le sas de la galerie et après avoir consulté le Cdt, a décidé d’abandonner le C2.

Les charges de TNT ont été placées et le Lt. Modave m’a envoyé à la caserne, le brigadier Denis est mort le lendemain à l’infirmerie.

Hollart Joseph, servant du FM et également du 47 faisait partie de l’équipe de repos lors de l’attaque de C2.

 

Témoignage du Lt. Luyssen, officier de tir :

Le Cdt. m’a envoyé au bloc, au pied de l’escalier j’ai rencontré l’équipe du C2 commandée par le Mdl. Lorent.

Je lui ai demandé qui lui avait permis de quitter son ouvrage, il a répondu que des explosions s’étaient produites dans sa casemate.

Je lui ai demandé s’il avait son personnel au complet, il a compté et a constaté deux manquants. Je lui ai demandé s’ils étaient morts ou blessés, il m’a répondu qu’il n’en savait rien.

Voulant donc leur montrer l’exemple, je leur ai dit que j’irais voir seul puisque eux étaient trop timides !

Un soldat milicien m’a dit que j’avais raison et qu’il me suivrait.

Arrivé en haut de l’escalier, j’ai trouvé le brigadier Denis allongé immobile sur le palier, comme il avait toute sa connaissance, je lui ai demandé pourquoi il restait là !

Il me répondit qu’il ne savait plus bouger, après m’être assuré qu’il n’avait aucun membre brisé, je suis allé voir dans la casemate du 47.

Le canon avait été expulsé de son alvéole et était couché sur le flanc, le corps du soldat Straetman se trouvait derrière le canon et avait le crâne défoncé.

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Collection A. Schroeder

Des détonations continuaient autour du bloc, jugeant qu’il était inutile de rester là étant donné que je savais ce qu’étaient devenus les deux manquants, je reviens vers Denis et demandai au soldat qui m’avait accompagné de hisser le brigadier sur mon dos.

Arrivé au bas de la cage de la casemate, j’ai remis le blessé aux mains de l’infirmier qui était accouru.

Au moment où nous sortons du sas d’entrée du puit de la casemate, une formidable explosion retentit nous entourant d’un épais nuage de poussières.

Je refermai précipitamment la porte du sas et du arrêter le nouveau mouvement de panique qui se produisait dans l’équipe du C2.

Ne sachant pas ce qui s’était passé de l’autre côté du sas, j’ordonnai à tout hasard le port du masque. Après avoir ouvert la porte du sas, le nuage de poussières s’était déjà fortement dilué, ce qui nous permit de voir l’enfilade du couloir B2-C2.

J’ai appris par la suite que c’était le mur de contre-escarpe qui avait été touché par une bombe, le mur s’était abattu devant B2.

Suite 14H56 :

Je rendis compte au Cdt. qui décida que le coffre de contre-escarpe C2 n’avait plus de raisons d’être vu que son armement était démoli, il ordonna sa destruction par sautage au Mdl. Idon.

Propos informels du Cdt D’Ardenne :

Embrasure du phare malmenée par coups répétitifs de 88mm, lunette du canon  emportée, les coups suivant refoulent le canon dans la casemate tuant un servant, le tir ennemi continue et les coups explosent dans la casemate, ensuite des grenades sont lancées et explosent dans la casemate, le blessé est évacué, l’ennemi occupe le bloc avant l’explosion de celui-ci. Le bloc saute, la voûte est fendue jusque dans le sas, l’explosion ne s’est pas ressentie dans la caserne.

Le bloc B3 observe des fumées sortant du C2 suite à l’explosion, le manque de flanquement du C2 permet à l’ennemi de prendre pied sur le massif.

 

En 1946, des anciens de Battice trouvent des ossements lors du dégagement du puit du C2, ces ossements appartenaient à plusieurs personnes, donc les allemands étaient dans le bloc, il est probable que les tués et blessés dans la casemate au dessus de l’effondrement ont été récupérés par l’ennemi, plusieurs objets des deux camps ont été récupérés sous l’effondrement. Le FM de droite, la carabine du soldat Straetmans, des obus de 47mm et divers objets ont été récupérés dans cette casemate et sont exposés au musée, le FM était cassé et refoulé dans la casemate, le canon du FM était toujours dans l’embrasure.

 

Témoignage informel du Cdt d’Ardenne :

Avant que le canon du C2 ne soit refoulé dans la casemate, une bombe a explosé devant le bloc, j’ignore si elle est la cause du désastre.

Après l’assaut de 14H55 l’artillerie ouvre le feu, coups direct de 88 sur phare et 47 qui est refoulé, médecin Maréchal, infirmier et abbé Boulanger (Waterloos ?) aident à descendre les victimes.

Explosions se succèdent dans la casemate, le Lt. Modave fait évacuer pendant que le Lt. Luyssen défend le trou béant du 47 à la grenade.

Les allemands attaquent le bloc à la grenade et au lance-flammes, les défenseurs sont en bas de l’escalier et entendent les allemands descendre les marches, 280 kilos d’explosifs font sauter le bloc.

Après destruction du C2, trois divisions attaquent les fossés, une autre attaque les entrées et le massif qui est occupé par l’ennemi.

Les coupoles sont attaquées par mines et lance-flammes.

Battice intervient, 600 survivants allemands se retirent.

 

Un autre écrit du Cdt. stipule que le Lt. Luyssen retient les allemands à la grenade avant de descendre Denis, durant cette période le docteur Maréchal constate la mort de Straetmans, colonne vertébrale sectionnée.

Il est précisé que la casemate a reçu un coup de plein fouet dans l’embrasure du phare.

Le Lt. Modave entend les allemands descendre l’escalier avant que le bloc ne saute.

Un témoignage inconnu fait au Cdt. dit que lors des fouilles il a été prouvé que les allemands n’étaient pas entrés, ce qui est contredit par plusieurs autres versions, ce témoignage est probablement d’origine allemande.

 

Le commandant précise :

Peu après la chute du bloc un assaut a été lancé sur le massif, Battice tire à contre-batterie mais l’ennemi déplace ses pièces, nombreux appels à l’aide à Battice dans l’après-midi, il tire de toutes ses coupoles sur Neufchâteau (120 et 75), 500 obus seront tirés, vers 19HOO seule une pièce de 75 de Battice peut encore couvrir neufchâteau.

Le commandant ajoute que le lieutenant Luyssen malgré l’attaque du C2 au lance-flamme et grenades, défend l’ouverture béante à la grenade, après son évacuation, le bloc sera occupé par l’ennemi.

Une tentative de reprendre le bloc faite par le lieutenant Modave se soldera par un échec, l’ennemi occupant la casemate et contrôlant l’escalier.

Après destruction de ce bloc, l’ennemi attaque de partout, défenses bloquées par lance-flammes, cloches aveuglées, appel à Battice qui tire sur le fort forçant l’ennemi à se retirer.

Le compte rendu de cette attaque a été relaté dans le « kriegstelle n° 4 »

 

 

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16H10   Ennemi sur le bloc C2, B1 tire 25 coups fusant sur le bloc.

Nouvel assaut de toute part, appel à l’aide à Battice (tz. Inf.).

Projectile éclate dans B2 (Beuhen) qui est hors service.

 

17H25

Ennemi pénètre dans le bloc C2 malgré les tirs de protection de B1 de 50 coups.

Appui  (tz. Inf.) est demandé à Battice, les 75 de Neufchâteau tirent très lentement, ils sont épuisés, les freins ne donnent plus.

18H00

Le génie avec le Cdt, lieutenant Radoux, adjudant Idon fait sauter le bloc C2 dont la réparation est impossible, ceci, en accord avec le conseil de défense du fort.

280 kilos de tolite sont mis en place dans les fourneaux à mines, le fond du fort est évacué dans la caserne souterraine sous les ordres du capitaine Lannoy.

Il est à préciser que l’ennemi avait prit pied dans le bloc avant qu’il n’explose.

 

Témoignage du Mdl. Idon, spécialiste du matériel :

Le canon du C2 a été refoulé dans la casemate, le Cdt. m’a donné l’ordre de faire sauter le bloc, pendant que je minais le bloc, j’entendais les allemands à l’étage supérieur.

Les charges ont été placées dans la chambre préparée au pied de l’escalier et ont sauté.

Le barrage de poutrelles était en place.

19H50   Prévenu Battice que le bloc C2 est explosé après occupation par l’ennemi.

Plusieurs assauts repoussés sous les ordres du lieutenant Modave après bombardement intensif, merci à Battice, ceci, avec la plus grande émotion pour appui efficace donné par votre artillerie pendant ces assauts.

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